17 novembre 2020

''J'ai ressenti une grande joie après ce but''

Randal Kolo Muani

Buteur hier soir en toute fin de partie face à la Suisse (3-1), Randal Kolo Muani a offert la première place du groupe à l'Équipe de France Espoirs. Une grande satisfaction pour le jeune buteur jaune et vert mais pas une fin en soi. Entretien.

Randal, rassemblement idéal sur le plan comptable avec deux succès pour conclure cette campagne !

Randal KOLO MUANI : "Oui, c'est sûr ! Déjà, c'est toujours un plaisir d'être appelé en sélection avec l'Équipe de France. Je suis très fier de pouvoir porter ce maillot et de vivre ces moments. Cette équipe a de la qualité et pouvoir revenir avec deux victoires, la qualification et la première place, c'est parfait."

Jeudi dernier, l'équipe avait déjà décroché avec beaucoup d'application sa qualification sur la pelouse du Liechtenstein (0-5)...

"Le coach nous a dit de rester nous-mêmes et surtout d'être sérieux. C'est ce qu'on a fait, en jouant notre jeu et en concrétisant nos occasions. Je suis rentré à vingt minutes du terme en donnant tout, comme toujours. Mes coéquipiers avaient déjà livré une belle prestation."

Hier soir face à la Suisse, la victoire ne suffisait pas pour s'emparer de cette première place symbolique...

"Effectivement, on devait s'imposer avec deux buts d'écart. On avait vraiment préparé ce match-là dans cette optique. Mentalement, l'équipe était prête. Notre entame en est la parfaite illustration, avec la possession du ballon et trente premières minutes très intéressantes. On est rentré au vestiaire avec ces deux buts d'avance. On est revenu sur le terrain avec l'envie de se mettre à l'abri mais on a eu plus de mal, avant de terminer en infériorité numérique. Les Suisses sont revenus en fin de match avant ce troisième but qui fait du bien à tout le monde dans les derniers instants."

Cette rencontre, c'était l’ultime défi pour bien clôturer cette campagne de qualifications...

"Oui, c'était un vrai challenge. On savait que la Suisse restait sur 9 succès de rang dans ce groupe mais on n'a pas lâché pour s'offrir cette "finale" pour la première place. Le travail a payé."

Randal, raconte-nous ce premier but en sélection !

"Sur l'action, je vois Mattéo (Guendouzi) se battre pour récupérer le ballon dans les pieds des défenseurs suisses. Je me suis dit que c'était la dernière chance et que je me devais de l'accompagner dans sa course. À ce moment-là du match, après cet effort fourni, il avait besoin de soutien. Il m'a mis le ballon au meilleur endroit possible et je l'en remercie."

Le plus dur à cet instant, c'est de faire la course ou de finir l'action ?

"La finition, sans hésiter. J'avais un peu la pression et j'ai voulu m’appliquer le plus passible pour bonifier notre victoire. J'ai ressenti une grande joie, surtout que c'est un but libérateur. Je suis sur mon nuage mais je ne compte pas me reposer sur ça, au contraire."

Par M.G