31 mars 2021

Grande Casa !

Histoire et Patrimoine raconte...

Un certain 3 avril marqué d’une pierre blanche, les Canaris se retrouvent non loin du sommet de l’Europe ; en tout cas, dans son dernier carré d’as footballistique.

Nous sommes au mois d’avril 1996, et pour la deuxième fois de son Histoire, le Football Club de Nantes est en ½ finale de Coupe d’Europe. Et là, c’est LA "coupe aux grandes oreilles" !

Face aux Canaris, se présentent les terribles Italiens de la Juve.

"Les Bianconeri" possèdent des joueurs de classe mondiale, tels que Di Livio, Antonio Conte, Vialli, Ravanelli ou Del Piero, pour ne citer qu’eux. Et parmi ces stars italiennes, nous retrouvons une vieille connaissance en la personne de Didier Deschamps, formé sur les bords de l’Erdre.

La tache est rude. Sur un terrain balayé par une petite pluie fine, les Nantais s’opposent fortement aux Turinois, qui ont une fâcheuse tendance « à pourrir le match », comme le dit Jean Claude Suaudeau, l’entraîneur des Jaune et Vert.

A tel point, que l’équipe nantaise se voit privée de son milieu de terrain, Bruno Carotti, sorti de la rencontre par l’arbitre, après 2 cartons jaunes consécutifs : nous sommes en fin de 1ère mi-temps, et le score est toujours nul et vierge (0-0).

A onze, Nantes tient. A dix, le mur de l’Atlantique se craquèle petit à petit, devant Dominique Casagrande.

Comme l’a écrit la presse française : "ce n’est plus du football, mais un jeu de boomerang". Doumé Casagrande voit le ballon revenir de plus en plus vite.

Le goal nantais se souvient sûrement à ce moment-là, des propos d’avant match du coach Suaudeau, lorsqu’il parle des exploits français face aux Italiens : "A chaque fois, il a fallu que les gardiens français sortent un grand match... Alors, je compte aussi sur mon gardien".

C’est vrai que lors de cette rencontre-aller de Coupe d’Europe, et devant près de 69 000 tifosis, Casagrande est héroïque. Il jaillit dans les pieds des attaquants adverses, récupère le ballon sur les corners et centres aériens, détourne promptement un retourné de Vialli au point de pénalty, se couche sur les tirs rasants et fusants : Doumé est grand !!

Néanmoins, le FC Nantes revient sur terre, et sur ses terres ligériennes, en ramenant une défaite honorable (0-2), mais une défaite tout de même. La tache fut rude, elle se complique, mais elle n’est pas impossible à inverser au match retour...

Les cierges déposés par certains dirigeants du FC Nantes (Messieurs Hamon et Giffard) n’ont pas suffi, mais aideront-ils à renverser la situation au match retour à La Beaujoire, pour atteindre la première finale européenne de la grande Histoire des Canaris ?

En face, la « Vieille Dame » reste très alerte...


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