04 février 2022

''On va à Strasbourg avec des ambitions''

Antoine Kombouaré

Face aux médias ce vendredi midi, Antoine Kombouaré a fait le point avant la rencontre de dimanche (15h). Pour rappel, les Jaune et Vert se rendront au Stade de La Meinau, dans le cadre de la 23ème journée de Ligue 1 Uber Eats, afin d'y défier le RC Strasbourg. Retrouvez sa conférence de presse ci-dessous.



LE POINT SANTÉ

Antoine KOMBOUARÉ : "On a tout le monde de disponible. Moses Simon est de retour. Il a repris l’entraînement avec nous en début de semaine. Si tout se passe bien, il sera dans le groupe. Ensuite, on a également retour de nos deux Maliens, Charles Traoré et Kalifa Coulibaly. Ils ont ont quant à eux, un programme de reprise un peu plus tranquille. Ils seront avec nous dès lundi prochain."

AVOIR UN GROUPE PRATIQUEMENT AU COMPLET, UN LUXE ?

"Un luxe, je ne sais pas. Pour moi, le luxe c’est d’avoir un effectif qui nous permet de gagner. Mais parfois, on a un effectif au complet et on perd tous les matches. Qu’importe, j’espère que les garçons sont impliqués, prêts. J’espère aussi qu’ils ont envie d’aller chercher des victoires."

LE MATCH DE DIMANCHE À STRASBOURG

"Je m’attends à un match difficile. Il faut savoir que Strasbourg était sur une bonne dynamique avant de perdre lors de la dernière journée à Bordeaux (4-3). Ils ne sont pas là par hasard et réalisent un super parcours depuis le début de la saison. C’est la deuxième attaque du championnat, qui possède de grands buteurs avec Ajorque, Gameiro, Diallo et même Thomasson qui marque aussi. C’est une équipe solide. C’est également l’équipe qui centre le plus en Ligue 1 et qui a le plus de réussite suite à tous ces derniers effectués. Ils ont vraiment trouvé leur vitesse de croisière avec des résultats. Je pense qu’eux, comme nous, sont un peu surpris d’être là. Mais après, il n’y a pas de hasard. Julien Stéphan a trouvé la bonne formule.
Il y aura aussi le retour du public à La Meinau, dans un stade à guichets fermés. Tout est là pour voir un très gros match."

STRASBOURG, TERRE DE FOOTBALL

"Dès que j’ai l’occasion de parler de ce club, de cette région, j’ai souvent l’occasion de mettre en avant le travail réalisé par Marc Keller et son équipe. Me concernant, ce sont aussi les premiers qui ont cru en moi. J’étais entraîneur en réserve et ils m’ont appelé pour que je vienne diriger une équipe dans l’élite. Ils ont lancé ma carrière professionnelle et je dois beaucoup à Strasbourg. Je suis toujours bien accueilli et j’aime aller là-bas. Il y a aussi ce public fantastique avec ce stade souvent rempli et sa grosse ambiance. Oui, c’est une belle ville de foot."

UN GROS TEST POUR PASSER UN CAP ?

"Il n’y a pas de vérité. On peut gagner et avoir des soucis ensuite. Ou inversement. Ce qui est surtout intéressant, c’est qu’on va là-bas, dans des conditions bien différentes que celles de l’an passé. Aujourd’hui, on a un classement et des points que l’on n’avait pas l’année dernière. Il y a aussi cette confiance qui nous permet de dire qu’il faut qu’on soit capable de ramener quelque chose de cette sortie. L’an passé, au plus mal, on a su s’imposer en jouant mal. Ce qui est sûr, c’est qu’on va là-bas avec des ambitions. On a envie de faire un grand match."

LE MATCH DE L’AN PASSÉ A-T-IL LANCÉ L’ÉQUIPE VERS LE MAINTIEN

"Oui, complètement, il a lancé la série positive. Je n’ai jamais eu autant peur pour mon équipe dans un match, que lors de cette première mi-temps où nous avions été catastrophiques. On n’avait pas réussi à aligner trois passes d’affilée. J’avais vu une équipe fébrile, qui refusait de jouer et qui avait encaissé un but juste avant la pause. Un scenario catastrophe. Mais après, en deuxième mi-temps, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. C’était un beau petit hold-up qui nous fait le plus grand bien."

UN SUCCÈS SYNONYME DE BASE POUR CETTE ANNÉE ?

"Pour l’équipe, pour notre groupe, oui, c’était le début de la série qui a permis de nous maintenir. Après pour ce qui est de cette saison, je ne sais pas.
Mais pour nous, ce fut un match exceptionnel. On a été mauvais mais on a réussi à le gagner. Derrière, ça nous a donné de la confiance et ce qu’il fallait pour grappiller des points, puis un maintien."

CE DONT VOUS ÊTES LE PLUS FIER DEPUIS VOTRE ARRIVÉE, IL Y A BIENTÔT UN AN ?

"Je ne suis pas trop de faire des bilans, surtout début février. Mais le plus important, c’est d’avoir maintenu le club. Ce qu’on a été capable de faire tous ensemble, avec le staff en place, les joueurs, le groupe,... c’était presque du domaine du miracle. On parle souvent dans un club des problèmes de terrain, des problèmes sportifs, du classement. Mais ce n’est pas que ça un Club. Il faut aussi se souvenir de l’environnement détestable qu'il y avait autour. Les banderoles, les supporters, les menaces que le groupe a pu avoir… On a réussi à maintenir le FC Nantes. Ça, c'est la grosse récompense."

SE MAINTENIR AU PLUS VITE

"On a des points qui nous permettent, je l’espère, d’acquérir le maintien le plus rapidement possible. Ce qu’on montre, c’est encourageant. On voit de bonnes choses, on est toujours en train de mettre en place des fondations mais j’attends toujours des réponses de la part de mes joueurs. En espérant qu’on puisse avoir encore davantage de résultats pour franchir le cap du dessus. Le bilan se fera en fin de saison, moment où nous serons allés au bout de ce que nous étions capables de faire."

DU BONHEUR EN COURS DE SAISON, C’EST POSSIBLE ?

"Il y a du bonheur en fin de saison, si les résultats sont là et de la déception, à l’inverse, quand ça ne marche pas. Après, je vais prendre en exemple le match où on a fait exploser le stade, contre le RC Lens. On était mené 2-0 à l’heure de jeu, avant de s’imposer 3-2. Bien sûr que là, il y a de la joie. On est conscient d’avoir fait un exploit. Mais dans la nuit, quand on rentre chez nous, on est déjà focalisé sur la suite et cette capacité à enchaîner. J’apprécie un peu plus aujourd’hui qu’auparavant dans ma carrière. Mais ça reste éphémère, oui. Rien n’est jamais acquis.
Dans ce métier, il faut toujours être en train de se battre pour aller chercher du travail, des résultats. À présent, il nous reste encore 16 matches de championnat donc 48 points à prendre."

UNE ÉQUIPE TOUJOURS EN SURRÉGIME ?

"J’avais dit ça à la fin des matches aller, oui. Il est clair que d’où on vient, avec ce qu’on a mis en place et ce qu’on pensait pouvoir obtenir comme résultats, j’ai estimé qu’on était en surrégime. C’est vraiment ce que j’ai ressenti.
Aujourd’hui, sur ce début d’année civile, on met des choses en place et on se rend compte que même sans nos joueurs partis à la CAN, ni recrutement au mercato hivernal, on a réussi à maintenir de la compétitivité. Là, on est sur une vitesse de croisière normale avec ce qu’on a mis en place. J’espère qu’on va continuer. Maintenant, les points qu’on a là, on a su les mériter parce qu’on a été les chercher à travers le jeu et notre solidité. Désormais, j’espère qu’on pourra marquer encore plus, afin de gagner davantage de matches."

L’EXIGENCE CETTE SAISON

"Si on se réfère aux derniers matches, en commençant par la rencontre face au FC Lorient (4-2), il y a eu de bonnes choses en première mi-temps, puis du moins bien ensuite. En revanche, face à Brest, on a senti cette équipe passer un cap. On était beaucoup plus solide, bien plus consistant à la récupération du ballon. On a aussi eu cette capacité à jouer, à avoir la possession et donner le tempo. Ce qui nous manque maintenant, c’est d’être plus offensif, d’avoir plus d’occasions. Contre le Stade Brestois, on a été solide, on a développé notre jeu mais on n’a pas été si dangereux que ça."

LA FIN DU MERCATO HIVERNAL

"Je suis soulagé, oui. J’ai toujours été contre ce mercato hivernal. C’est une aberration. En tant qu’entraîneur, c’est perturbant. Début décembre, les joueurs qui jouent moins pensent déjà au fait de partir, ou pas. Le travail est perturbé.
Après, j’avais annoncé qu’il y aurait des départs mais pas d’arrivée. J’ai estimé qu’on était suffisamment nombreux en quantité et bien dans la qualité pour faire cette fin de saison."

LE DÉPART DE RANDAL KOLO MUANI À FRANCFORT

"Oui, il m’a prévenu. Mais je tenais surtout à ce qu’il s’exprime devant le groupe. Parfois il y a ce qu’on dit, ce qu’on lit. Mais c’est bien d’avoir annoncé la décision qu’il venait de prendre, devant ses copains. Il leur a aussi promis qu’il ferait tout pour faire une fin de saison canon."



RC Strasbourg - FC Nantes

23ème journée de Ligue 1 Uber Eats
Dimanche 6 février 2022, 15h
Stade de la Meinau


Par M.G & J.J


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