09 février 2022

Eon débute

Histoire et Patrimoine raconte...

Il est des événements dans la vie, comme dans celle d’un club, qui se répètent, soit par coïncidences de dates, soit par ressemblances dans les faits.

Le 10 février 1957, une jeune gardien de but débute en équipe première, à 17 ans... : il s’appelle Daniel Eon.


Daniel Eon, le jour de la réception de la montée historique en Division 1 professionnelle.

Alors que le FC Nantes entrevoit une belle issue, en cette fin de saison 1956/1957, ciblant sa première montée dans l’élite, il profite d’accueillir une équipe réputée plus faible, Aix en Provence, pour lancer dans le grand bain un jeunot pétri de talent, mais un jeunot tout de même.

A 17 ans depuis le mois de décembre passé, ce gosse de St Nazaire a la lourde tâche de remplacer le goal habituel, Stéphane Dakowski, non remis de sa blessure lors du match précédent contre Lyon, en Coupe de France.

Auréolé de titres individuels de "premier au concours du jeune footballeur" et de "meilleur jeune joueur de l’Ouest", tous les observateurs reconnaissent dans son profil, la classe et le calme.

L’entraîneur nantais en premier, Louis Dupal, connaît bien son homme. En le mettant titulaire par choix forcé, il sait lui apporter encore plus de confiance.

Conséquences de ce choix : le test s’est très bien passé. La décontraction naturelle du jeune Daniel Eon laisse transparaître une sûreté digne de deux ou trois ans de professionnalisme.

Lors de cette rencontre, les Provençaux tentent bien de déstabiliser le gardien jaune et vert, mais celui-ci ne commet aucune faute, ni dans les airs, ni en contact avec l’homme.

Les Nantais sont d’une classe supérieure aux Aixois. Ils terminent la rencontre sur un score sans appel de 3 à 0 (dont 2 buts refusés), et offrent aux spectateurs de Malakoff, des signes légitimes de songer à une montée en "nationale", avec 3 points de retard sur le leader.

L’Histoire du Club s’écrira autrement...

Mais, en cette saison 1956/1957, le jeune Daniel Eon, issu d’une famille de sportifs, (son père, Henri, et son frère, Michel, sont footballeurs) est en train d’écrire sa propre histoire sous le maillot jaune et vert, qui le mènera plus tard vers celui des Bleus.

Il y a presque un an (le 15 mars 2021) le gardien de but des Canaris disparaissait. Même si les blessures ne l’ont pas épargné, mettant fin trop tôt à sa carrière professionnelle, Daniel Eon a marqué la grande Histoire du Club, et il reste un prodige précoce à son poste, comme d’autres le seront également plus tard dans plusieurs pages du grand livre du FC Nantes.


de gauche à droite, Jean-Claude Suaudeau, Jean-René Toumelin, Bernard Blanchet et Daniel Eon en 1978

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Par P.L.


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