28 mars 2023

Andrei Girotto, c'est costaud !

Groupe Pro

Arrivé à l’été 2017 sur les bords de l’Erdre, Andrei Girotto (31 ans), s’est imposé au fil du temps comme un cadre de l’équipe. Solide dans l’axe de la défense, capable également de performer dans l’entrejeu, celui qui est aujourd’hui le joueur en activité de l’effectif ayant disputé plus de matches sous ce maillot nantais (194), excelle à chaque sortie. Travail, abnégation et régularité sont les maîtres-mots du natif de Bento Gonçalves (Brésil). Entretien avec « la force tranquille » des Jaune et Vert.

Si on revient également quelques mois en arrière, quel regard portes-tu sur ce sacre en Coupe de France ?

Andrei GIROTTO : "Remporter ce titre, c’était très important pour moi mais aussi pour l’équipe. Les titres marquent l’histoire et on est venu rajouter une ligne de plus au palmarès de ce grand Club qu’est le FC Nantes. Marquer l’histoire ici, c’est une immense fierté et ce succès restera à jamais gravé en moi."

Avec du recul, comment peux-tu expliquer une telle performance ?

"On sortait d’une saison très compliquée. Mais on a démarré une nouvelle année sous les ordres d’Antoine Kombouaré, avec en tête, les erreurs commises quelques mois plus tôt. On a corrigé tout ça et sur la Coupe de France, on s’est impliqué à fond, en donnant notre maximum. Il y avait bien cet esprit et cette envie d’aller le plus loin possible dans cette compétition."

Ces dernières saisons ont justement été marquées par des scenarii diamétralement opposés !

"Oui, c’est vrai. On joue toujours à la limite, que ce soit pour la descente ou au contraire, pour aller chercher un titre. On vit tous ensemble, avec nos supporters, de vraies émotions, de vraies ambiances. On a connu des matches incroyables mais le football, c’est ça. On se souviendra de beaucoup de choses durant toute notre vie. C’est vrai que depuis que je suis ici, j’ai vraiment eu le sentiment d’être "plus tranquille", après cette victoire en Coupe de France."

La saison actuelle n'a pas échappé à la règle avec notamment, l’Europe. Au début de saison, aurais-tu imaginé l’équipe performer en Ligue Europa ?

"Dans le football, il faut être ambitieux, penser à aller le plus haut possible et c’est ce qu’on a su faire en Coupe d’Europe. On visait au moins les places qualificatives pour aller jouer la phase finale. Je nous revois ici contre Qarabag, à la maison, c’était très important et on a joué tellement à fond, qu’on a été cherché la victoire en toute fin de match. Notre abnégation a été récompensée et on a vécu quelque chose de très fort tous ensemble."

La Coupe de France est toujours jouable. En tant que tenant du titre, as-tu ressenti une pression supplémentaire dès votre entrée en lice ?

"Non, pas vraiment. Je pense que la pression est toujours là pour gagner des matches mais pas pour avoir peur de se faire éliminer. On évolue au FC Nantes, la pression est toujours là pour aller chercher des victoires et même des titres, dès que l’opportunité se présente."

"Sur le début de saison, l’enchaînement des matches a été dur à gérer"

La Ligue 1 reste l’objectif numéro un cette saison. Comment pourrais-tu expliquer les difficultés rencontrées en début de saison ?

"Je pense que la Coupe d’Europe a joué un peu sur nos performances en L1. Notre effectif n’est pas le plus dense non plus et l’enchaînement des matches a été compliqué à gérer, surtout avec des résultats qui n’étaient pas ceux attendus. On essaie toujours d’être à 100% pour représenter nos couleurs."

En quoi le travail fourni cet hiver au Portugal a-t-il été prolifique ?

"On a bien travaillé, notamment au Portugal et on l’a vu depuis le retour au jeu post-Coupe du Monde. On a affiché de la solidité. Je m’attendais à ce que ce soit difficile parce qu’on avait besoin de faire plus. Tout le monde a bien compris et le staff a imposé les entraînements qu’il fallait pour qu’on puisse progresser physiquement et mentalement."

Le retour au jeu a été bon avec notamment, ton but inscrit à Montpellier lors du succès 3-0 (J19 – L1). C’est le plus beau ?

"Celui-ci fait partie des plus beaux, oui, c’est sûr. Je repense aussi à mon premier but avec Nantes devant le SM Caen, à La Beaujoire (J6, L1 – saison 17-18), qui était beau aussi. Cette saison, c’est plus compliqué de trouver la faille mais je veux aussi et surtout être bien présent sur le plan défensif."

"Avec le départ de Fabio au Brésil, j’ai perdu un frère"

Cet hiver, le mercato a notamment été marqué par le départ de ton grand ami, Fabio et l’arrivée de nouvelles recrues pour renforcer l’équipe…

"Pour moi, ça a été difficile de vivre le départ de Fabio. C’était un ami, un frère. Comme on est loin de notre famille au quotidien, lui, c’était ma famille. Mais je suis très heureux pour lui de le voir près de ses proches au Brésil, sous les couleurs du Gremio. C’est le football…
Je pense aujourd’hui que l’équipe s’est renforcé. Il y a eu des départs, Fabio, Appiah et Bamba puis des arrivées. Je pense que le club a bien travaillé pour qu’on soit équilibré sur toutes les lignes. C’était très important."

Quelle est selon toi, la clé pour aller chercher le maintien ?

"Il faut continuer à être solide, tenter de faire des séries positives. Si on ne peut pas gagner, on doit pouvoir ne pas perdre. De plus, à la maison, il faut qu’on s’appuie sur cette ambiance unique à La Beaujoire, pour montrer qu’on est chez nous et s’affirmer. Prendre des points à la maison, c’est indispensable, tout en étant capable d’aller grapiller des résultats à l’extérieur."

Aujourd’hui, tu es le joueur de l’effectif qui compte le plus de matches joués sous ce maillot et tu t’approches doucement mais sûrement de la barre des 200 !

"Pour moi, c’est une immense fierté de porter ce maillot. Sur le terrain, j’essaie toujours de mouiller mes couleurs. Le FC Nantes est un club mythique et chaque joueur doit avoir cette mentalité d’être fier de porter cette tunique."

"Je ne suis pas prêt d’oublier ces quelques jours de mai 2022 !"

Autre fierté pour toi j’imagine, c’est que tes petites jumelles soient nées ici à Nantes…

"Peu importe où on sera après ma carrière, que ce soit au Brésil ou ici (il sourit), je me souviendrais toujours qu’elles sont nées ici, juste après le sacre en Coupe de France. Quand elles seront plus grandes, je vais leur dire que jamais ne pourrais oublier ces quelques jours du mois de mai entre ce trophée et leur naissance, quelques jours après."

Tu es Italo-Brésilien mais après plus de 5 ans en France, tu pourrais faire une demande si tu le souhaitais…

"Personnellement, je ne pense pas. Je suis très fier d’être Italo-Brésilien parce que ça représente mon histoire, ma famille. Mais peut-être que plus tard, pour mes filles qui sont nées ici, un jour elles pourront le demander. Je pense que ce serait une bonne chose pour elles, oui, parce que c’est une belle histoire."

Pour conclure, as-tu un message Ă  adresser aux supporters nantais ?

"J’espère que vous allez continuer à nous soutenir avec autant de ferveur et de passion. On vous sait toujours à nos côtés pour nous aider. Je donne toujours le maximum pour ce maillot. Parfois ça marche, d’autres fois non mais ma mentalité, c’est de toujours bien représenter le FC Nantes !"

Par M.G


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