Animé par l'envie de rebondir après la déception de la saison dernière, Louis Leroux affiche sa détermination à l'heure d'attaquer ce nouvel exercice. Le jeune milieu de terrain évoque sa progression, les anciens, les jeunes et ses ambitions.
Qu'est-ce que tu as fait durant cet été ?
Je suis parti à Marrakech avec Alexis (Mirbach), Mathieu (Acapandié) et Nathan (Zézé). Puis je suis allé en Sardaigne avec ma copine.
Ça représenterait quoi pour toi de faire remonter ton club formateur ?
Ce serait magnifique. Ce serait, entre guillemets, réparer notre saison de l'année dernière. Il y a ce côté revanchard. On est tous compétiteurs, et ça fait mal d'avoir participé à cette descente. Ça reste dans les mémoires, donc forcément, on a encore plus faim.
La page est tournée ?
Ça ne sera jamais complètement tourné. Ça marque, mais je pense qu'il faut passer à autre chose le plus vite possible pour se remettre dedans. Si on reste bloqué sur la saison dernière, on est mort. Il faut se remettre au boulot. De toute façon, c'est fait, donc maintenant, il n'y a plus qu'à tout faire pour remonter.
Sur quoi penses-tu avoir progressé ces derniers mois ?
La saison dernière m'a beaucoup apporté sur le plan mental, déjà : la résilience, accepter l'échec. J'ai aussi changé ma méthode de travail suite à ma blessure. On m'a souvent dit que la deuxième saison chez les pros était la plus dure. Au début, tu n'y crois pas trop, mais je confirme, ça peut faire mal.
'' La deuxième année tu dois confirmer et tu n'as pas forcément le temps de le faire''
Pourquoi ?
C'est la saison de la confirmation. La première année, tu surfes sur ce que tu as fait, tu viens d'être lancé, les gens ont un regard différent envers toi, et même si tu passes à côté, ils ne te reprocheront rien : tu es protégé. Il y a beaucoup plus d'attentes lors de la deuxième saison. Tu dois confirmer et tu n'as pas forcément le temps de le faire. Ça demande de l'apprentissage et de l'expérience. Mais ça fait partie du jeu aussi.
Quels conseils ont pu te donner les anciens ?
Ils m'ont toujours dit de garder ce plaisir sur le terrain, que c'est ça qui allait me guider : le travail et le plaisir.
Tu gardais du plaisir à jouer malgré la situation compliquée de l'année dernière ?
À la fin, je me suis beaucoup posé la question. Mais on avait un groupe solidaire, on s'entendait vraiment bien, donc ça, c'était une bonne base.
Aujourd'hui, il y a de nouvelles têtes, un nouveau souffle, une fraîcheur. On reprend ce plaisir, et on en prendra davantage si on gagne.
Qu'est-ce qui sera le plus dur, selon toi, cette saison ?
On sera attendus. Tout le monde voudra venir à la Beaujoire pour nous battre et, à l'extérieur, je pense que les équipes vont essayer de nous piéger.
Il y a aussi de belles équipes qui vont produire du jeu, et c'est souvent celles-là qui arrivent à faire un bon championnat et à accrocher quelque chose. Donc je pense que ça va être un championnat intéressant.
Tu as hâte d'affronter une équipe en particulier ?
Saint-Étienne. Aller jouer à Geoffroy-Guichard, ça va être difficile. Mais ça va être beau.
Il faudra aussi se méfier des clubs avec un petit stade. Ce ne sera pas facile d'aller à Rodez, Pau, Boulogne ou Annecy. Ça va être des déplacements compliqués, et il faut qu'on s'y prépare.
Qu'est-ce que tu attends de la Ligue 2 ?
C'est un championnat ouvert, physique, où tout le monde peut battre tout le monde. Chaque match est important. On n'est pas à l'abri de belles surprises, comme Le Mans a pu le faire l'année dernière. Donc ça va être un championnat intéressant.
''Les anciens ne pourraient pas tenir 90 minutes avec nous !''
Tu entames ta troisième saison chez les pros et tu retrouves des copains du centre de formation qui montent en équipe première...
Ça fait plaisir. J'essaie d'être là pour eux, comme certains ont pu être là pour moi. J'encourage et je donne quelques conseils. C'est important, car l'intégration permet de se sentir bien et de performer.
Si on fait un match à l'entrainement, les anciens contre les plus jeunes qui gagnent ?
Impossible. Les anciens ne pourraient pas tenir 90 minutes avec nous (rire).
Quel joueur est le plus impressionnant ?
Fabien Centonze. Malheureusement, il n'est pas épargné par les pépins physiques, mais c'est un top joueur. Pour moi, c'est le gars le plus rapide du vestiaire.
Quel joueur serait à suivre cette année ?
Je pense que Ganago peut faire une grosse saison. Dehmaine (Tabibou) aussi.
Tu attends quoi des supporters cette saison ?
J'espère qu'on va réussir à les emmener avec nous et qu'ils vont nous soutenir toute l'année pour qu'on réalise la meilleure saison possible. C'est à nous de marquer les esprits, de gagner à la maison et de transformer la Beaujoire en forteresse.
Par JD












