30 août 2013

Interview : L. Deaux avant Reims - FC Nantes

Dans le cadre de la 4ème journée de Ligue 1, le FC Nantes rencontre le Stade de Reims en Champagne-Ardenne, samedi 31 août (20h). Un déplacement à Auguste-Delaune qui revêt un parfum particulier pour Lucas Deaux, originaire de la région et qui a débuté en professionnel sous les couleurs rémoises. Entretien avec le très déterminé milieu de terrain nantais.

Lucas DEAUX On imagine que les retrouvailles avec le Stade de Reims sont particulières pour toi...
Lucas Deaux : "Oui, forcément ! J'ai passé 22 ans là-bas. J'y ai vécu, j'y suis né, j'ai été formé là-bas… Je suis originaire de Murigny. Je ne me souviens plus trop, mais je crois que je voulais faire du foot dès mon plus jeune âge. Mon père ne souhaitait pas trop m'emmener à Reims, mais plutôt au club de Sainte-Anne, à côté. Finalement, Mr Gaspard l'a convaincu et par la force des choses j'ai signé à Reims. J'ai commencé à jouer milieu droit, puis au poste de 6, voire 10, à partir de 14 ans. Et j'ai signé mon premier contrat pro en 2006. On commence tous à connaître l'histoire maintenant ! Certaines personnes la connaissent limite mieux que moi ! (rire) Mais samedi, j'y vais surtout avec l'état d'esprit de se dire qu'il faut gagner et prendre des points."

Tu évolueras face à ton ami et défenseur Mickaël Tacalfred…
Lucas Deaux : "Oui, même si je ne vais pas trop évoluer dans sa zone. Pendant le match, je serai concentré avant tout sur mon match et sur le fait d'appliquer les consignes du coach. Nous aurons le temps de nous parler avant et après."

Tu es sous le coup d'un sursis en ce début de saison suite à ton exclusion face à Sedan (38ème journée de L2). Est-ce un soulagement de pouvoir finalement être à la disposition de Michel Der Zakarian pour cette rencontre ?
Lucas Deaux : "Je devais surtout ne pas prendre de carton lors du déplacement à Lorient pour ne pas manquer ce match là. Mais je n'en faisais pas une question personnelle. C'est plus pour ma famille qui est là-bas. C'est sympa qu'elle puisse me voir évoluer à Delaune. Plus le match va se rapprocher et plus je vais y penser, mais bizarrement, je n'en fais pas un match particulier. C'est difficile à raconter mais je suis bien à Nantes, j'ai trouvé chaussure à mon pied comme on dit. Tout se passe bien."

Lucas DEAUX Donc tu n'es pas revanchard…
Lucas Deaux : "Tout le monde me parle de ça. Ici, on m'a posé la question 150 fois. Il n'y a pas de revanche à avoir. C'est un match. A moi d'être suffisamment grand et professionnel pour savoir ce que j'ai à faire de bien sur le terrain pour ne pas m'éparpiller."

Quelle sera la clé du match ?
Lucas Deaux : "Je pense dans la détermination que nous allons mettre. Est ce que nous allons aller là-bas en dilettante sachant que nous venons de jouer le PSG ? Surtout si on se gargarise en ayant réussi, pas une prestation complète, mais en les bougeant un peu. Ou alors, on remet le "bleu de chauffe" en mettant les ingrédients nécessaires pour réussir un gros match ? Face à une équipe qui joue le maintien comme nous, même s'ils réussissent un début de saison encourageant, il faudra être présent dans les duels, dans la "bagarre", au premier et second ballon, et puis être efficace aussi bien offensivement, que défensivement. Car c'est difficile de gagner quand on prend deux buts..."

Est-ce que le contenu des premiers matches a matière à te rassurer ?
Lucas Deaux : "Ça rassure les gens qui ne croient pas en l'équipe ! Moi, je ne suis pas rassuré. On prouve surtout aux sceptiques que nous pouvons faire quelque chose. Après, on n'a encore rien fait. Le chemin est très très long. Même si on a bougé le PSG et que nous nous sommes créés des occasions à Lorient, nous avons ramené zéro point des deux rencontres. La vérité, c'est aussi les points… Moi, je préférerais que les gens soient sceptiques, mais que nous gagnions les matches. Et pas l'inverse."

Lucas DEAUX Quel regard portes-tu sur les performances de Reims ?
Lucas Deaux : "Je regarde. Tout le temps. Ça restera. Comme quand le vendredi soir, je regarde presque instinctivement la L2 avant de basculer sur la L1 ! Il faut aussi que je m'intéresse aux joueurs que je vais rencontrer (rire) ! J'essaie surtout de suivre les gars que je connais. Pour revenir à Reims, ils réussissent un bon début de championnat. Ce qui m'étonne c'est que nous soyons réputés une équipe très défensive en jouant le contre. Les journalistes disent de Reims qu'ils jouent. J'ai regardé leurs matches. Ils peuvent en prendre trois face à Lyon. Face à Lille, ils ont passé leur temps à défendre et contrer. Et ils l'ont bien fait. Je ne dis pas qu'ils ont mal joué. D'ailleurs, cette équipe nous ressemble et c'est à celle qui mettra le plus de détermination dans son match qui l'emportera."

Tu croiseras deux anciens Nantais Grzegorz Krychowiak et Bocundji Ca…
Lucas Deaux : "Oui ! Je connais ces joueurs et ce sera une motivation supplémentaire. "Boucan" est moins dans le duel, c'est plus un manieur de ballons. "Greg" est très bon dans le duel. Il est très fort dans son registre. C'est ce qui fait sa force. Je ne sais pas si ce sera un duel de "costauds". Il joue quand même décroché. Il aura à faire aux offensifs plus qu'aux milieux défensifs."

Ce match est-il l'occasion rêvée pour marquer ton premier but sous les couleurs nantaises ???
Lucas Deaux : "Quelle question pourrie ! (rire) Je vais soit prendre un rouge, soit marquer un but ! Honnêtement, je m'en fiche du buteur. Si on les écrase 0-1, je serais très content. Ce sera une fierté pour moi d'aller gagner là-bas. En partie pour ma famille et pour le club bien sûr car nous avons besoin de points. Mais ça me ferait plaisir pour ma famille et ceux qui viendront me voir jouer, et gagner. Après la majeure partie des buts que j'ai mis sont arrivés sur coup de pied arrêté en coupant au premier poteau. Et cette année, je ne suis pas au premier poteau, je récolte les miettes au deuxième. Je dis ça, je dis rien (rire) ! En même temps, on ne me demande pas de marquer, mais de bien récupérer les ballons et d'en perdre le moins possible. C'est ce que j'essaye de faire."

Par A.D.